Heures au format UTC + 1 heure [ Heure d’été ]

Nous sommes le 11 Fév 2012, 08:09




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 89 messages ]  Aller à la page Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ... 9  Suivante
Auteur Message
 Sujet du message: Re: Le Retour de l'alter-topic où l'on parle pour ne rien dire..
MessagePosté: 15 Déc 2008, 19:39 
Hors ligne
En Floraison

Inscription: 17 Avr 2008, 14:34
Messages: 308
Toulouse : Solidarité avec les insoumis grecs ( dimanche 14/12/2008)

Dialogue entre un militant et une vingtaine de flics cet après-midi au rassemblement de Toulouse. Les flics entouraient le militant qu’ils avaient isolé :

Le Militant :
" Liberté ! Liberté d’expression ! "

Un des flics :
" Ferme ta gueule ! "

Le Militant :
" Liberté ! "

Un autre flic :
" Ferme ta gueule on t’a dit ! "

Le Militant :
" Liberté ! "

Un flic assène un coup au militant qui ne fait que répondre oralement.

Le Militant :
" Liberté ! "

Plusieurs flics refilent de multiples coup dans le dos au militant.

Le Militant :
" Liberté ! "

A nouveau le militant se fait rouer de coup par les flics :

Le Militant :
" Liberté ! "

Le chef de la meute de flics, tout petit mais entouré par ses malabars, en profite pour lui aussi battre le militant qui toujours répond le même message.

Le Militant :
" Liberté ! "

Le chef de meute :
" Bon allez... Outrage ! Emmenez moi le pour outrage " ...

Après s’être fait frappé et insulté ("Fermes ta gueule") le militant est donc jeté dans le panier à salade pour outrage. Le mot de "Liberté" est donc bien devenu une insulte...

Grâce à la solidarité des compagnons sur place, qui ne s’est pas fait attendre, et, surtout avec le soutien de nombreuses personnes, qui passant par là, ont assisté à la scène, les policiers ont du rapidement relâché le compagnon.

Après ce désaveu public où des centaines de personnes ont pu être témoins de la violence policière sur des compagnons qui scandaient les mots Liberté, Égalité, Fraternité, les quelques 150 flics mobilisés pour l’occasion ont alors quitter massivement la place où avait lieu ce rassemblement, certainement pour éviter un autre dérapage.

Après cette petite victoire, les compagnons plus fédérés que jamais ont alors pu déployer librement banderoles et drapeaux noirs sur toute l’esplanade...

LIBERTÉ !


_________________________


Voilà je poste ce texte parce que je sais pas quoi en penser. D'un côté ca a toujours dû exister, de l'autre c'est franchement inquietant, et en plus y'a surement de la mise en scene ou du mytho.

Ca vous fait quoi de lire ca vous ?


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Retour de l'alter-topic où l'on parle pour ne rien dire..
MessagePosté: 15 Déc 2008, 20:09 
Hors ligne
Chene Millénaire

Inscription: 07 Juil 2007, 15:40
Messages: 907
Quand j'ai lus ca,c'est dans un premier temps bien sur le courage du millitant et le contraste avec le coté inhumain de la reponse des forces de l'ordre qui m'ont choqués.
Sans mettre tous ces fonctionnaires dans le meme panier je sais de mon vecu certains sont capable de reagir de cette maniere.
Apres il faut voir le contexte et plusieurs versions pour y voir plus clair.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Retour de l'alter-topic où l'on parle pour ne rien dire..
MessagePosté: 16 Déc 2008, 23:16 
Hors ligne
En Floraison

Inscription: 17 Avr 2008, 14:34
Messages: 308
La Place du Pont bloquée par les flics ce lundi 15 décembre
Publié mardi 16 décembre 2008

Opération de police le 15 décembre dans le quartier de la Guillotière pendant plus d’une heure...
Quelques arrestations. Des photos ici.
Aujourd’hui, lundi 15 décembre 2008, a eu lieu une opération de police dans le quartier de la Guillotière : un véritable filet, destiné à contrôler toutes les personnes présentes sur la place et qui sortaient du métro (lequel a été bloqué pendant toute l’opération qui a duré plus d’une heure). Par ailleurs, le tramway a aussi été bloqué, les TCL annonçant une manifestation pour justifier de l’interruption de service (toujours mieux que « descente de police » !). Concrètement, toutes les rues autour de la place du Pont (Gabriel Peri) étaient coupées (voir les photos). Peu de monde pour s’indigner de ce dispositif… Pas ou peu de médias. Par contre quand il s’agit d’arrêter des terroristes à Tarnac, ils sont bien prévenus, et participent aussi du spectacle. Ici, le spectacle était-il trop honteux ?

Toutes les personnes qui quittaient cette zone étaient systématiquement fouillées, et contrôlées. Et il était impossible de rentrer dans cette zone. Enfermées dehors en somme, enfermées chez soi, enfermées, enfermées… Mettre des frontières, des péages, des filets, partout où l’Etat juge ne pas tout contrôler, voilà la seule politique qui est prônée... et appliquée !

Bilan : on n’en sait rien si ce n’est qu’au moins 3 ou 4 personnes ont été embarquées dans les paniers à salade.

Re-bilan : au delà de l’indignation… pas de mots pour qualifier ce qu’on vient de voir ! Ça continue… ça continue : jusqu’où ?

http://rebellyon.info/article5805.html



Malgrès la deception de ne voir toujours aucunes réaction sur ce forum....j'éspère que certains lisent, et font tourner !!!


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Retour de l'alter-topic où l'on parle pour ne rien dire..
MessagePosté: 16 Déc 2008, 23:46 
Hors ligne
Chene Millénaire
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 30 Juin 2007, 18:31
Messages: 1252
Localisation: Grenoble
Parce que malgré tout, j'aime bien avoir plusieurs source, lorsqu'une infos est transmise meme si elle vient d'un journal pourri.

Pour ceux que ca pourrais interesser : http://www.leprogres.fr/infosdujour/rhone/1061725.html d'avoir plusieurs source egalement

J'etais avec ma soeur au tel hier qui etait bloqué par cette operation. Mais je l'ai pas eu depuis

_________________
TiTi PhotoBlog


Haut
 Profil Envoyer un e-mail  
 
 Sujet du message: Re: Le Retour de l'alter-topic où l'on parle pour ne rien dire..
MessagePosté: 17 Déc 2008, 10:24 
Hors ligne
En Floraison

Inscription: 17 Avr 2008, 14:34
Messages: 308
Page inexistante....info genante ou mauvais lien ? :lol:


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Retour de l'alter-topic où l'on parle pour ne rien dire..
MessagePosté: 17 Déc 2008, 10:43 
Hors ligne
Chene Millénaire
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 30 Juin 2007, 18:31
Messages: 1252
Localisation: Grenoble
pas mauvais lien, mais fort probable qu'il ne les gardent qu'une seule journée, vu que c'est dans infos du jour.

C'etait l'article du progrès cité en partie dans les commentaire de l'article de rebellyon.

_________________
TiTi PhotoBlog


Haut
 Profil Envoyer un e-mail  
 
 Sujet du message: Re: Le Retour de l'alter-topic où l'on parle pour ne rien dire..
MessagePosté: 20 Déc 2008, 21:27 
Hors ligne
En Floraison

Inscription: 17 Avr 2008, 14:34
Messages: 308
Depuis la ville de New York :
Nous commençons à occuper l’université de New School.



Nous libérons cet espace pour nous et pour ceux qui veulent nous rejoindre, dans le but général de l’autonomie de son usage. Nous mettons l’université en solidarité explicite avec ceux qui occupent les universités et les rues en Grèce, en Italie, en France et en Espagne.


Cette occupation commence en réponse aux conditions spécifiques à la Nouvelle École, le corporatisation de l’université et l’appauvrissement de l’enseignement (de l’éducation) en général. Car ce n’est pas juste cette université, mais aussi New York qui est dans la crise : durant les mois suivants, des milliers d’entre nous perdront leurs emploi, tandis que le coût de la vie montant en flèche, le logement dès maintenant reste non accessible et indisponible pour beaucoup d’entre nous.


Aussi nous soulignons que la teneur générale de ces conditions intolérables existe dans nos universités et dans nos villes à travers le spectre de l’existence capitaliste, dans toutes nos relations sociales. C’est pourquoi ce qui commence ce soir à New School ne peut, et ne doit pas, être réduit seulement à ce lieu.


Ainsi : avec cette occupation nous inaugurons un moment de révolte à New York et aux États-Unis, une vague d’occupations à venir, des blocus et des grèves répondant dans ce temps de crise.

Soyez certains : ceci n’est qu’un début,


Avec solidarité et amour de New York à la Grèce, à l’Italie, à la France et à l’Espagne, à l’insurrection qui vient.

New School Occupation Committee



!!!!
A l'insurrection qui vient !!



Qu'il est beau de voir que partout des utopistes du monde entier se bougent POUR DE VRAI.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Retour de l'alter-topic où l'on parle pour ne rien dire..
MessagePosté: 21 Déc 2008, 02:59 
Hors ligne
En Floraison

Inscription: 17 Avr 2008, 14:34
Messages: 308
Un texte un petit long, mais je vous en supplie prenez le temps de le lire. John j'éspère que tu prendras le temps de le faire. 10 minutes à tout peter ! Le début est un descriptif des émeutes grecques d'un point de vue populaire (et pas étatique ou médiatique), puis une analyse. Franchement, ca conforte encore dans l'idée qu'il n'y a pas d'utopie irréalisables !



Les émeutes en Grece des deux dernières semaines ont été une véritable
bataille (déjà plutôt victorieuse) dans une guerre sociale plus profonde
qui se trame ici depuis un bon bout. Depuis ce samedi soir de rage, le 6
décembre, j'ai été amené par le courant d'un vaste vague de lave sociale
qui a mis le feu à une multitude de points vitaux du système nerveux du
capitalisme en Grece, après qu'un adolescent, Alexandros Grigoropoulos,
fut assassiné à bout portant par des policiers dans le quartier anarchiste
de Athènes. Ce que j'ai vu et vécu en ces quelques jours d'intense lutte
sociale a été carrement incroyable... c'est un de ces rares moments
fluides, pleins d'électricité, où on a l'impression d'être dans un film,
et dans ce cas ci d'un suspense politique frôlant la tradition homérienne,
une sorte de "Braveheart" anarchiste, si Hollywood le produisait.



Tout a commencé par ce Samedi soir quand je me suis pointé par hasard au
squat anarchiste où j'habitais déjà depuis un moment, qui est un gros
hotel du centre-ville, abandonné il y a quelques années, puis transformé
en un centre d'habitation et d'organisation pour une bande d'anars du
coin. Un camarade Russe m'ouvrit la porte, visiblement tendu, en me
demanda si j'étais au courant de ce qui s'était passé à Athènes, et voyant
que je n'en savais rien, il me lanca abruptement qu'un jeune anarchiste à
Athènes vient d'etre abattu par la police, qu'une emeute etait en train
d'eclater et que tout le monde du reseau militant de la ville etait appele
a se rendre a la polytechnique sur-le-champs pour une assemblee d'urgence.

Dans une salle de conférence enfumée emplie à craquer d'environ deux cent
anarchistes enragéEs, et de quelques etudiantEs rebelles et punks
insurrectionnels, l'ambiance était sombre, électrique et violente comme
celle d'un ouragant. Des voix en coleres s'entrechoquaient dans un
continuel debat sur le que-faire, et le qui-fait-quoi dans l'immediat.
J'assiste à de nombreuses prises de bec entre des activistes radicaux,
mais les quelques copains grecs qui assistent à l'assemblee en on deja
maille à partir à demeler le debat en cours pour me traduire ce qui se
dit. Il allait de soit que les nombreux groupes affinitaires qui
débataient de la forme qu'allait prendre l'eventuelle contre-offensive
étaient visiblement loin d'être sur la meme longueur d'onde, certains
voulant commencer les actions avec une manifestation (ne pas entendre ici
la meme definition de "manifestation" que dans la plupart des autres pays
Occidentaux, je reviendrai un peu plus tard la-dessus) et d'autres avec
une occupation de la polytechnia.
Faut savoir qu'en Grece, les groupes les plus radicaux sont profondement
incrustes parmi les etudiantEs des techniques (d'où le pragmatisme?),
alors que les gauchistes -generalement bureaucratiques et pacifistes dans
leur approche- proviennent des facultes de sciences sociales et de
philosophie. Ils en sont convenus, après deux-trois heures de débat
passionné, à se diviser en deux groupes, suivant ces deux plans d'action;
qu'un groupe partirait rejoindre une bande de gens déjà reunis sur la
place Kamara, alors que l'autre s'affairait deja, masque a gaz au visage
et batons a la main, a briser des paves autour de l'edifice et monter des
barricades. C'était le branle-bas de combat.

Kamara est une place publique surplombée d'une ruine gréco-romaine, le
reste une grande arche, ou d'un aqueduc, plantée au beau milieu de rues
bruyantes et achalandées de traffic et assiegée à chaque jour de foules de
citoyens-consommateurs. C'est aussi, paradoxalement, le lieu de
rendez-vous classique de toutes les manifs et actions directes a Saloniki.
Ce soir-là, une bonne centaine de militants attendaient, malgre que durant
un bout je cru vraiment qu'il ne s'agissaiet que d'une bande d'etudiantEs
ordinaires, vu leur tenues soignees et leur air un peu trop pacifique a
mon gout. Mais c'est quelques minutes plus tard qu'un foule encore plus
grand arriva en masse de l'universite, chantant des slogans comme
resonnaient comme le tonnerre, plus comme des chants de guerre que les
slogans plats qui sont si communs aux manifs non-violentes. Ces seuls
chants de vengeance, graves et durs comme le tonnerre, suffisaient pour
eveiller la rage guerriere chez quiconque les entendaient. En plus de
cela, chez-moi, ils eveillerent aussi une rejouissante surprise, celle de
voir des gens qui n'ont peur de rien, et n'ont qu'une preoccupation:
attaquer le systeme de plein fouet, sans aucune reelle preparation, et le
detruire, sans aucun compromis. Cette rage nihiliste, je la voyais chez
des jeunes qui semblaient tout ce qu'il y a de plus ordinaires, des filles
à la mode, des gars amateurs de football au gel dans les cheveux, sans
parler des hordes d'intellos à queue de cheval barbus mais bien
habillés... Quand je les vis progressivement enfiler masques et cagoules,
pour quelques unEs, je compris vite ce que ces gens etaient vraiment,
derrière leur apparence de citoyens-sujets. La marche commenca quand les
deux groupes -etudiants radicaux et radicaux deguisés en citoyens- se
rencontrerent.

Nous primes littéralement d'assaut les grandes rues commerciales de la
ville, dont un boulevard horriblement achalandé -insupportable de jour- et
dès le depart, en toute spontanéité, de chaque côté de la foule des
manifestants commencaient à briser -à coups de n'importe quoi qui a de
l'impact- boites des telephone, paneaux publicitaires, guichets
automatiques de banques, puis vitrines de magasins, de librairies et de
banques, afin de foutre tout le bordel possible à l'intérieur. Seuls les
petits commerces furent epargnes, ce jour-ci comme durant toutes les
autres journees d'emeute. Il etait clair pour tous et toutes que l'ennemi
a abattre était la machine capitaliste mondiale et l'Etat policier qui
defend ses ramifications en Grece. L'action dura une bonne partie de la
nuit.

Le véritable pouvoir d'une manif s'était enfin dévoilé... celui de servir
de support à une série d'actions directes visant à attaquer le système de
plein fouet. Ici les graffitis anarchistes et anticapitalistes que l'on
voit dans les rues ne sont que les empreintes laissées par ces marches,
qui demeureront intactes lontemps après que les banques, magasins et
stations de police seront reconstruites, pour faire un contrepoids à la
propagandande capitaliste qui pollue les rues de la ville. Mais ces manifs
ont aussi rendu possible la destruction d'une pléthore de cibles, de
points névralgiques au fonctionnement de la machine, et les dommages
causés ont duré des jours, sinon des semaines. J'ai vu un Starbucks, un
des principaux du centre, qui a si été massivement bombardé de roches et
de molotovs qu'il n'en restait qu'un grand trou noir béant...

C'est quand je vis le déroulement du deuxième affrontement militants/flics
de la nuit que je réalisai quelque chose de monumental. Après une longue
attente à la croisee de plusieurs rues alors que des nouvelles circulaient
que de la "bonne marchandise" était sur le point d'être livrée (en
référant a des cocktails molotovs), nous finirent par bouger et prendre
d'assaut une poignée de flics anti-émeute qui guettaient en haut d'une
étroite rue en pente. Après leur avoir lancé roches, pavés, bouteilles
vides et tout ce qui nous tombait sous la main, ils nous gazèrent encore
de plus belle, la plupart des manifestants suffocant et courant pour
s'éloigner. C'est alors qu'une chose inattendue se passa: on relanca une
charge... et cette fois-ce é coups de cocktails molotovs. C'est ce
mouvement spontané de résilence qui me fit dire dans ma tête qu'ici tout
est possible... même des manifestants sans masques à gaz qui
contre-attaquent, chargent la police plutôt que de fuir, après s'etre fait
gazes, et qui le font en plus par une offensive encore plus violente qui
se fout pas mal des préoccupations civiques. L'image de flics mangeant à
pleine gueule deux explosions de flammes oranges au sommet d'une rue
sombre est une des images qui m'est restée gravée de cette emeute.
Éventuellement, les flics n'eurent pas le choix que d'utiliser la seule
arme efficace qu'ils avaient contre une foule sans masque à gaz, mais ils
ne pouvaient avancer ni faire qui que ce soit d'autre face à la violence
de l'attaque de quelques black blocs. Mais fatigués par des heures de
course et d'attaques, les manifestants partirent peu à peu pour aller se
reposer, car nous savions tous et toutes que ce n'etait que le debut des
affrontements, qu'une premiere manche, et que demain la guerre allait etre
totale...




Dimanche

Le jour de la plus grande offensive. A travers tout le reseau militant,
les communistes avaient lancé un appel pour une manif à deux heures. Une
grande marche, de plusieurs centaines de gens enragés, cette fois-ci avec
les gens qui avaient manqué la premiere nuit d'émeutes, et tous les
groupes anarchistes et communistes les plus radicaux, ainsi que des
centaines d'apolitiques se lancaient à nouveau à l'assaut de la ville,
litteralement. La manif à elle seule donna l'impression d'être une machine
de destruction massive bien ordonnée, qui brûlait tout de corporatif sur
son passage, maios le faisait en toute douceur, en appliquant la force
suffisante, mais pas de débordements bestiaux. Seulement quelques chants
de guerre et de la fébrilité palpable. Efficace, fonctionnel, comme si
tout le monde l'avait déjà fait... et c'était peut-être le cas. La grande
"marche" dans les rues commerciales névralgiques de la ville était
pleinement utilisée comme un efficace pretexte tactique pour commettre des
frappes contres toutes les succursales de banques de grandes corporations
du secteur, en plein jour, par un bel apres-midi chaud et ensoleille. Les
poubelles - qui sont ici en grece de grands conteneurs en plastique sur
quatre roues, facilement portables et basculables- etaient pleines, et on
en profita pour les transformer en armes anti-civilisationnelles pour
bloquer les rues, les enflammer et en faire ainsi de gigantesques bombes
fumigenes empestant les rues de la villes et la couvrant d'epais nuages
noirs. Sur notre chemin, tout s'enflammait. Je compris alors pourquoi les
black bloc aiment tant mettre le feu... le feu est une arme effroyable
contre l'illusion quotidienne que la societe spectaculaire-marchande
impose aux foules au quotidien; il brule litteralement leur "Matrice", et
les medias de masse, principaux generateurs de cette matrice, s'en
affolent et, bouche bee, ne savent toujours pas comment comprendre une
telle "violence", sauvage et irrationnelle a leurs yeux (toujours
positionnes dans le camp des policiers). Une copine de Seattle, une des
tres rares personnes etrangeres a part moi a partager cette experience,
avait meme jubile a me decrire la vue qu'elle avait eu de la fumee
combinee des feux obscurcir le soleil de l'apres-midi... Un spectacle de
destruction passionnant et passionne, dont nous etions a la fois metteurs
en scene, acteurs et spectateurs, mais aussi bien plus qu'un spectacle;
c'etait maintenant une situation reelle que nous avons crees!

Le Mc Do géant a deux etages que j'avais a mon grand damn raté au lancer
de pierre la nuit d'avant avait ete finalement brise, apres un effort
acharne d'une poignée de black blocs, et fut bombardé de cocktails
motolovs au point de devenir un véritable feu de joie pour la foule en
délire. Il faut noter que tous les gros magasins corporatifs tout comme
les banques, en plein dimanche, etait proteges par ces portails d'acier en
accordeon qui se verrouillent au niveau du sol, mais rien ne resista a la
force collective de bandes d'enragés, meme les plus solides portails faits
de plaques d'acier, furent brisés par des barres de fer et bèches
agricoles (utiles dans les émeutes comme dans votre potager autogéré!;) et
soulevées de force par plusieurs personnes costaudes pour permettre a
d'autres d'en briser les vitrines a l'intérieur et y jeter un cocktail
molotov. Rien ne pouvait nous arrêter, ni nous résister, carrément. Fait
surprenant, à chaque fois qu'une banque était attaquée et brulée -ce qui
donnait l'impression d'une opération réussie- la foule se mettait... à
applaudir. Et de facon polie s'il-vous-plait, exactement comme dans un
concert de musique classique!

Lundi le 8

Idem à la veille, sauf que cette fois-ci encore plus d'étudiants c'étaient
mêlés à la manif, on était bien plus nombreux qu'avant. Encore plus de
poubelles flambant dans les rues, et au moins trois squats de mobilisation
ont été ouverts dans le centre, principalement par des
anarcho-syndicalistes et par des communistes révolutionnaires.

À ce moment, l'université de la Saloniki était déjà occupée en majeure
partie, avec des dizaines d'écoles dans la ville et ses environs...

Mardi le 9


Mardi matin je me réveillai et la première chose que j'entendis étaient
les chants de jeunes etudiants qui marchaient sur Egnatia vers
l'universite occupee, qui arrivaient d'une banlieue a l'ouest d'ici apres
y avoir occupe leur ecole toute la nuit, affronte des flics directement et
meme brûle un poste de police pres de leur ecole. Ces jeunes, garcons et
filles a l'apparence plutot conventionnelle pour des gens de leur age,
devaient avoir autour de 13-14 ans, pas plus. Ma surprise fut encore plus
grande quand je fis la rencontre plus tard dans la journee, dans l'emeute
de l'apres-midi, du "black bloc kid", un petit enfant typiquement black
bloc, cagoule cachant son visage et roche a la main, qui aidait des
costauds adultes a briser des balais de leurs manches pour se faire des
batons!

On passa par l'edifice d'un ministère qu'on tenta d'assiéger, sans succès,
alors qu'une bonne cinuqantaine de flics -la première présence policière
relativement forte depuis le début des émeutes- surgit de derrière
l'édifice et nous gaza massivement. La grande majorité des gens n'avait
malheureusement pas de masque à gaz, vu notre manque de préparation
flagrant dû au fait que les émeutes s'étaient organisées dans la
spontanéité du moment, et ne pouvaient donc pas vraiment résister à des
nuages de gaz irritants; malgré cela, notre résilience restait intacte, et
nous fimes, seulement dans les minutes qui suivirent, une frappe contre la
grosse succursale bancaire que nous n'avions pu réussir de brûler la nuit
d'avant, alors que les policiers etaient loin derrière, et ce n'était que
la première d'une série de banques qui nous allions démolir tout au long
de l'après-midi sur notre parcours...

Mercredi le 10

Accalmie pour les groupes les plus radicaux à Saloniki, alors que les feux
et les attaques contre les flics continuaient avec force à Athènes. Les
syndicats ont déclenché une grève générale de 24 heures et faire de
nombreuses marches dans les rues en support à Alexandros ainsi qu'aux
autres étudiants et réfugiés victimes de la répression sauvage de l'État.
les drapeaux rouges étaient par centaines dans les rues ici, mais beaucoup
trop pacifistes et autoritaires pour attirer l'intérêt des groupes
anarchistes du coin, qui étaient en même temps physiquement exténués à
courir les émeutes en série et avaient besoin d'un peu de repos, Notons le
cas des groupes affinitaires les plus actifs, qui passaient leur temps à
organiser des frappes dans l'ombre contre des stations de police entre
deux manifs; ces gens n'avaient simplement pas le temps de rentrer dans
leurs squats pour dormir et se nourrir.

Des nouvelles circulaient depuis la soirée de la veille que le
gouvernement était sur le point de déclencher un "État d'urgence", presque
la loi martiale, et faire venir des renforts policiers de France,
d'Angleterre et d'Allemagne pour endiguer le problème des émeutes.

- Jeudi le 11

La soirée qui définit le ton qu'allait prendre le mouvement pour les jours
à venir... du moins à Saloniki, car à Athènes le feu, la destruction et
les occupations continuaient de plus belle. La présence policière
commencait à être lourde dans les manifs, talonnant toutes les marches,
pacifiques ou non, et toujours prête à gaser tout le monde à la première
pierre lancée. Les groupes anarchistes semblent s'être mis d'accord pour
cesser l'insurrection dans les rues, pour ne se contenter que de faire des
graffitis massivement et À Athènes ils ont mis le feu à un arbre de Noel
géant qui dominanit une place publique. Un véritable feu de joie
anticapitaliste! "L'esprit de Noël" reste omniprésent ici, et à l'instar
des camarades d'Athènes, trop peu semblent avoir suffisamment compris
qu'il est une institution cruciale à la domination du corporatisme sur la
société, étant la cérémonie la plus importante de sa religion
spectaculaire-marchande. Le Père Noël actuel, comme pas assez de gens
savent, est un produit de Coca Cola Inc, et les multitudes de statues et
icônes de cette mythologie débile sont partout dans les centres urbains
commerciaux... et faciles à détruire.

Pour notre part, nous avons fait une gigantesque marche, qui du
point-de-vue de certainEs de mes camarades a commencé avec une action
directe -réussie- qui consistait à complètement saccager les locaux d'un
journal conservateur local (sans toutefois les brûler), pour avoir fait
mauvaise presse des émeutes et a progressivement grandi durant la soirée,
au long de notre trajet à travers tout le centre de la ville, en attirant
des foules de gens ordinaires avec nous. Ce fut de loin la plus magnifique
manif non-violente que j'ai vu de mon vivant. Les boulevards où nous
marchions étaient emmurés d'interminables édifices à logement à plusiseurs
étages d'où des habitants nous envoyaient des gestes de support de leurs
balcons, et sur les trottoirs des tonnes de passants étaient visiblement
réjouis de nous voir et de lire nos tracts, alors que malgré cela. Il y
planait dans l'air une atmosphère palpable de victoire, de rétribution,
alors que partout la population semblait être sympatique à la cause des
anarchistes cagoulés, alors que nulle part on ne pouvait voir de drapeaux
de gauchistes ou de partis communistes. Il était évident qu'il y avait
beaucoup à gagner à continuer de rallier les foules de notre côté plutôt
que de provoquer un État policier qui aurait comme effet de faire peur à
ces foules., du moins pour l'instant. Feu et destruction ont été
nécessaires -même si à mon avis pas assez répandus sur suffisamment de
temps et d'espace à Saloniki- et maintenant le temps était venu de montrer
aux masses que notre rage contre ce système est la même que la leur.

Les quelques journées suivantes, les manifs ont conitnué à Saloniki, mais
ont été cette fois-ci pacifiques et de moins en moins fréquentées par les
groupes radicaux, et par moi conséquemment. Il devint clair pour les anars
que la guerre allait se faire à d'autres niveaux, car le mouvement des
émeutes, du moins ici, avait rencontré sa propre fin.

- Samedi le 13

Attaque d'autoréduction organisée dans un supermarché. Une bande
d'anarchistes entrent dans un gros supermarché, pillent tout ce
qu'ils-elles peuvent en l'espace de 5 minutes, et distribuent toute la
bonne bouffe dans un marché exérieure juste à la sortie. Alors que la
foule devient hystérique, nos joyeux anars jettent dans les airs une
centaine de tracts explicant la situation de la répression policière en
Grèce, et comment le gouvernement et les médias capitalistes essaient de
se laver les mains mutuellement du meurtre du jeune Alexandros
Grigoropoulos.

- Jeudi le 18

Autour de midi une dizaine de camarades ont occupé les locaux d'une sation
de radio privée de grand envergure, durant une bonne demi-heure, pour lire
sur les ondes un texte informant la population sur la situation guerrière
entre les capitalistes et les grecs, en lien avec les meurtres d'étudiants
par la police et de l'emprisonnement massif de réfugiés, et faisant appel
à la révolte contre l'État capitaliste. Tout c'est déroulée étrangement
sans heurts ni même présence policière, alors que le responsable de la
programmation à l'intérieur n'a rien fait de plus comme résistance que de
demander de discuter avec les militants avant qu'ils fassent quoi que ce
soit (l'attitude typiquement réformiste!), ce qu'ils ont refusé
unilatéralement bien-sûr, disant qu'ils n'étaient pas venus pour discuter
avec lui, mais pour prendre les ondes... Avec les phallocrates, il ne
suffit que de dire "non" pour les désarmer;)

- Samedi le 20

Dès la matinée nous avons pris d'assaut (plutôt pacifiquement) un
important cinéma en plein centre de l'axe le plus touristique du
centre-ville -avec un des deux plus chics hotels de la ville juste en
face- puis deux stations de radio commerciales comme support à la
diffusion d'informations, une fois de plus, sur les meurtres et les
violences commises par le système judiciaire à l'endroit des étudiants et
des militants, ainsi que sur la nécessité de faire tomber la machine
capitaliste derrière cet État despotique. L'opération est un succès, avec
une faible présence policière et une diffusion de la propagande très
efficace auprès de centaines de passantEs qui semblent généralement
ouverts à en savoir plus sur le point-de-vue des anarchistes sur la
situation, lisant avec attention les journaux que nous avons fait pour
l'occasion et discutant paisiblement avec les militantEs qui les
distribuent.

Il est inutile pour moi de continuer de relater les faits et actions de ce
mouvement, car ici il s'y trame une guerre constante qui n'a fait que
prendre de l'intensité depuis les émeutes et qui devient maintenant de
moins en moins silencieuse. Il en revient aux gens d'ici d'être les
spectateurs et acteurs dans cette lutte. D'ici on a des nouvelles des
mouvements de support qui éclatent un peu partout en Occident, et tout ce
que mes camarades anarchistes espèrent, si je me fie à leurs propres mots,
est que tous ces gens là-bas suivent notre contre-offensive, et
s'insurgent, détruisent, occupent, volent, brûlent et perturbent, pas
seulement qu'une fois dans une action spectaculaire, mais autant de fois
qu'il suffira pour que les masses s'éveillent et que la machine qui les
exploitent se voit perturbée dans son fonctionnement. Car visiblement le
feu et le fameux "chaos" s'avèrent être des armes très efficaces pour
créer des brèches et des failles dans l'ordre capitaliste dominant.


- Et qu'est-ce que les anarchistes de par chez-vous peuvent apprendre du
mouvement anarchiste d'ici?

Ici les gens ont cessé d'avoir peur! Je sais pas quand c'est arrivé...
peut-être quand ils ont botté le cul du régime militaire dans les années
'70, mais quand ils veulent changer les choses ou se faire justice, ils
font pas de qaurtiers. Ils connaissent pas ca, la peur, car ils puisent
leurs énergies dans leur rage commune, et dans leur désir d'affirmer leur
pouvoir, sans compromis, sans demi-mesures. Ca peut sembler pompeux comme
présentation, mais c'est réellement ce que j'ai vu chez ces gens jusqu'à
maintenant, malgré leur psychose et leur culture encore très machiste.
C'est toutefois chez les groupes anarchistes, différemment des gauchistes
et communistes de tout acabit, que j'ai vu le moins de domination mâle (je
pourrais pas en dire autant de la bande de stalinistes qu'il y a ici...
qui sont des militants insurrectionnels très redoutables certes, mais
justement, sont seulement que des gars!).

Faut toutefois pas croire que c'est simple de comparer la situation d'ici
avec celle au Québec, en France, en Espagne ou ailleurs. L'Histoire
récente de la Grèce est celle d'une guerre sociale continuelle, entre un
pouvoir capitaliste toujours chancelant et un mouvement anticapitaliste
très fort et répandu, surtout depuis la révolte anti-fasciste des années
'70 et les attentats ciblés du groupe 17 Novembre. Rien à voir avec
l'apparent status quo citoyenniste des pays du Nord. Ici le citoyennisme
est quelque chose du domaine du dérisoire, même parmi les soi-disant
citoyens eux-mêmes qui n'en ont apparemment rien à foutre du contrat
social. C'est aussi un pays de la sauvage Europe de l'Est, où les
guéguerres et les vendettas sont d'une tradition pas si bien oubliée...

Les anarchistes en Grèce sont sans contredit puissantEs et nombreux-ses,
passant leur temps non seulement à bouffer, déconner, débattre, jouer,
faire l'amour et dormir, mais aussi à organiser toutes sortes d'actions et
activités autant insurrectionnelles que solidarisantes, allant des Food
Not Bombs aux attaques en série de postes de police ou de succursales
bancaires, et des vols de banque aux réappropriations collectives
organisees dans les supermarches ("autoréductions" comme ils aiment si
bien l'appeller en France). C'est à la fois leur hobby, leur boulot, leur sport, leur art
et aussi leur facon de faire de la politique. Mode de vie et praxis
révolutionnaire semble être pour eux-elles un seul univers indivisible,
mais ces gens ne sont pas tant les marginaux, souvent élitistes et
prétentieux, que se trouvent être les militants radicaux dans plusieurs
autres endroits du monde.

La vie en commune dans des squats, le partage de la bouffe, des rapports
amoureux et sexuels libres et ouverts sont pour plusieurs ici des facteurs
cruciaux de solidarité entre les gens du réseau anarcho-militant et
probablement une des principales raisons pourquoi ils sont si nombreux et
énergiques dans les assemblées, manifs et actions directes qui se passent
à chaque semaine. Bon... ceux et celles que je connais jusqu'à présent
sont loin d'être des gens toujours pétants d'énergie positive, mais malgré
tout il y a une chaleur et une franchise que j'ai jamais vu dans d'autres
réseaux anarchistes dans les froids et hypocrites pays nordiques. Alors
que l'atomisation divise, segmente les mouvements radicaux presque partout
en Occident, ici elle a plus comme résultat d'engendrer pas plus que des
querelles et guéguerres ouvertes mais passagères qui sont moins
dommageables pour le mouvement que les guerres froides que certains de
vous, lecteurs-trices, connaissent si bien dans vos villes nordiques. J'en
ai durant plusieurs années fait, par dépit, l'expérience à travers mon
implication au Québec dans les grèves étudiantes de 1996 et 2007, ainsi
que dans une pléiade d'actions contestataires et de soi-disant
alternatives communautaires, de même que dans une très légère implication
dans des luttes sociales en France récemment, et ce que je vois ici est un
mouvement qui a vraiment le pouvoir de changer les choses, autant pour les
gens qui en font partie que pour le monde dans lequel, ou contre lequel,
il s'est développé.

Je n'ai certes pas tout vu du mouvement anarchiste radical en Grèce, ni de
la Grèce plus "ordinaire", et surtout du rapport entre les deux, mais ce
que j'ai vu durant cette semaine d'émeutes, c'est un mouvement qui possède
véritablement un potentiel révolutionnaire, car il a la capacité de
rallier toujours plus de gens à la cause du refus de la civlisation
capitaliste; de les mobiliser ses forces en l'espace de seulement quelques
heures, à l'échelle d'un pays entier, pour réaliser des actions concrètes
qui heurtent réellent les oppresseurs ou leur système; et surtout de faire
tout ca en l'abscence totale d'autorités centrales ou d'autres despotismes
et de bureaucraties associatives ou syndicales de merde. Ca, ca s'est pas
vu depuis l'Espagne de l'Entre-deux-guerres. Et encore là...

Du chat noir en exil


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Retour de l'alter-topic où l'on parle pour ne rien dire..
MessagePosté: 21 Déc 2008, 19:48 
Hors ligne
Modérateur Sympa

Inscription: 27 Juin 2007, 21:56
Messages: 2562
eh bah....il faut plus de 10 minutes pour lire tout ça :roll:

donc Ji Gé...que veux tu que je réponde à ça???
si je te réponds que je trouve ce mec sympathique....tu ne vas pas me croire :roll:

si je te dis que je trouve son verbiage pesant et conventionnel....tu ne vas pas aimer :roll:

si je te dis que je n'aime pas la violence :est ce que tu vas me dire que ce sont les policiers qui ont commencé....ou l'état....et que donc la violence anarchiste est justifiée....je te dirai que je n'adhère pas

si je m'étonne que sous une prose "humaniste" je constate une haine féroce contre les syndicats...les "communistes" ,les gauchistes....sensés lutter eux aussi pour le bien être du peuple.......auras tu une réponse appropriée :roll:

si je te dis que l'ambiance squat anar décrite comme étant l'éden...avec l'échange de partenaires en libre service est à 100 lieues de mon idéal.....m'apporteras tu la contradiction???

si je te dis que cette violence (je ne parle pas des manifestations pacifiques que semble détester l'interlocuteur) a jusqu'à présent dans les sociétés ,amené un retour d'une droite plus dure par réaction de la population majoritairement soucieuse de la paix civile.......ou pire d'un retour d'une junte militaire.........penses tu pouvoir me contredire? :roll:

autrement dit....ce que je vois de l'évolution prôche de la grêce dans les jours prôchains(mais je te l'accorde je ne suis pas un pro de la politique)...c'est que ça va tout simplement déboucher sur ...au mieux des élections anticipées.....mais surement pas par la prise de pouvoir des anarchistes...
d'ailleurs ça va être Noel et bien que "l'"écrivain" déteste Noel comme le symbole de..........(verbiage)....la majorité des gens seront autour de la table ces jours ci :roll:

ai je trés mal répondu?????
ou seulement mal :roll:
la suite nous le dira


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Retour de l'alter-topic où l'on parle pour ne rien dire..
MessagePosté: 21 Déc 2008, 20:38 
Hors ligne
En Floraison

Inscription: 17 Avr 2008, 14:34
Messages: 308
Déjà t'as pris le temps de lire le texte, et même de répondre.

Sa plume ne me plait pas non plus, ceci dit je comprend ce qu'il ressent, ce qu'il a put ressentir à vivre ce moment où le peuple s'est soulevé de lui même. Sans attendre que personne ne le lui dise. Il a vécu ce que j'attend de vivre en France, et que je vivrai surement jamais.

Ensuite pour ce qui est de la violence, moi je te répond qu'il n'y a rien de violent lorsqu'on attaque une banque ou un supermarché. On ne peut pas être violent contre un objet. Pour les flics, ben, moi je la cautionne cette violence. Et ca je pense qu'on s'entendra jamais là dessus. Mais tu trouves pas que dans ce texte il y a plus que de la violence, dans l'attitude du peuple, cette insoumission, ce désir d'en finir avec l'Etat et le capitalisme. Ce que beaucoup d'anarchistes revent de vivre, c'est à dire une insurrection du peuple tout entier, les Grecs l'ont vécu, et même si la guerre est loin d'être gagnée, c'est une belle bataille de remportée.

Pour ce qui est de la haine des syndicats etc...je la déplore moi aussi dans le milieu francais, mais d'un autre côté je la comprend. Beaucoup de coups dans le dos, depuis longtemps, et de manière générale dans l'histoire. Sans parler du fait que le communisme reste très autoritaire, et que de manière générale ce que proposent les partis traditionnels de gauche est loin d'être ce que les anarchistes appellent "le bien du peuple". Alors moi aussi je déplore que trop souvent nous ne puissions lutter ensemble, mais je dois avouer d'un autre côté que nos buts ne sont pas vraiment identiques, et surtout nos manières de lutter en fait.

Pour ce qui est de l'ambiance du squat on est daccord, moi non plus c'est pas ma facon de voir les choses, mais c'est totalement seconde dans le texte. Et meme si l'auteur semble y attacher beaucoup d'importance, ce n'est pas ce qui est à retenir. Je retiens pour ma part les manières d'agir des militants, que ce soit le pillage du supermarché, le détournement des radios grandes ondes et tout ce qu'on peut imaginer comme actions créatives et constructives.

L'auteur semblait pourtant bien dire qu'une fois ces émeutes passées, les actions furent bien plus constructives, mais je vois aussi que les deux personnes avec qui j'en ai parlé ne retiennent que la violence...et quand tu dis que ca va ramener une droite encore plus dure au pouvoir, en me basant sur ce que dit l'auteur du texte, je pense qu'il n'y aura pas de droite plus dure au pouvoir, parce que les militants ont le soutien du peuple.

Evidement nous sommes bien d'accord qu'il n'y aura pas de prise de pouvoir anarchiste, mais en attendant ces gens sont ultras motivés, et ont réussi à prendre les choses en main, peut etre pendant peu de temps...mais au moins le peuple entier n'aura plus été passif pendant ne serait-ce qu'un mois.


Voilà j'éspère n'avoir pas trop mal répondu à ta mauvaise réponse :lol:


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 89 messages ]  Aller à la page Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ... 9  Suivante

Heures au format UTC + 1 heure [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages
Vous ne pouvez pas joindre des fichiers

Rechercher:
Aller à:  
cron
Powered by phpBB
Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO