Parce que d'autres pays ont une histoire et parce que mes orgines, bien que marocaines, sont aussi berberes et que coupé, par l'histoire et la vie, de mes racines, de mon histoire, du peuple dont je suis issu, j'ai parfois la nostalgie d'un autre "moi" qui aurait vécu sa vie complètement et totalement de l'autre côté de la mer. Un autre "moi" qui ne se prendrait pas la tête avec l'Hadopi et les fins de mois ou je dois économiser sur le caviar, la coke, le champagne et les femmes de peu de vertus.
L'histoire du peuple berbere, hélas, je ne la connais pas énormément....
Cependant j'essaie de voir ce que je peux trouver ici et là sur le net
http://www.amazighworld.net/history/anc ... langue.phpPour en venir au but de ce message, il y'a quelques années, alors que j'étais, je le suis peut etre encore, un jeune gros con avec des idées à la con sur la vie, j'avais , un 1er mai, été défiler contre ceci, contre cela, à Paris. Et une musique, aux accents que je reconnaissais, retentissait de plus en plus fort à l'approche d'un cortège qui ne semblait pas être là pour dire "oui à lasocieté de loisirs, non aux cadences infernales, le capital c'est le mal !". C'était un cortège de "Kabyles" (berbères mais d'Algérie) qui chantait avec une conviction et une rage qui m'apris au ventre une chanson qui semblait dire "Pouvoir Assassin". En assistant à ce défilé, je me suis rendu compte, mais je le savais déjà probablement, il fallait juste que des évenements déclencheurs le révéle, que des peuples luttent réellement et dignement pour leur culture, pour la préservation de leur identité, pour le respect de leur histoire et que mon sang porte l'empreinte de cette culture. Tandis que de partout autour, ça réclamait des "droits", ça disait "non non non et non" en défilant sous des drapeaux rouges avec des trucs blancs écrits dessus, il y'avait ce cortège qui réclamait, ici à Paris, en France, la Justice pour les victimes du "Printemps Noir". Oui à Paris, car nul ne peut ignorer que l'histoire du maghreb et de la France sont intimement liées et que c'est pour ça qu'il n'existe pas de communauté "jamaicaine" qui défile en France. Et donc j'ai constaté, et ça n'engage que moi, que meme si je suis fier de ma culture française, que je ne la renie pas, que la France est un pays avec une histoire que je ne rejette pas et qui fait aussi partie de moi, y'avait cette petite voix au fond de moi qui aurait voulu etre beaucoup plus que simple spectatrice de ce cortège où naquirent mes racines.
Il y'a tellement de décalages entre la vie que me réservait la montagne marocaine, de la région d'Argana (oui là où pousse le dernier miracle cosmétique à la mode pour bimbo bobo mais que moi j'ai appris à manger avec du pain trempé dedans ou dans le tajine, le couscous etc ) où je suis né et là vie que je mène aujourd'hui que j'épouse presque naturellement toutes les souffrances, tous les cris, toutes les révoltes de ces histoires qu'on voit peu à peu recouverte par le sirop de l'uniformisation et de la banalité du prétendu confort moderne. C'est un peu raccourci et surement que je ne suis pas clair mais c'est pas une critique genre "roots vs babylone" que je fais. C'est juste que ce qui fait la beauté de la vie, l'histoire des peuples, leur diversité, le bon, le positif, est en train de disparaitre petit à petit et que par dessus ça, à cause des tragédies de l'histoire, vient se greffer parfois des compétitions de souffrances (Shoah VS Esclavage par exemple) inutiles et manipulatrices qui me laissent penser que longtemps encore on aura des raisons de chanter "Pouvoir Assassin, Pouvoir Assassin".
http://fr.wikipedia.org/wiki/Printemps_berb%C3%A8rehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Printemps_noirMes excuses si le propos n'est pas clair mais il se résume à "If you deal with war, you can't run far". Nous devons être fiers de ce que nous sommes, de ce que nous faisons, de notre histoire mais nous ne devrions pas etre prets à tuer pour ça, ni être poussés à pouvoir mourir pour ça.
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Abderrahmane LAHLOU, dit Oulahlou, est né en 1963 à Takorabt, sur les monts Ath Abbas, de la basse Kabylie. Ce chanteur engagé, diplômé en psychologie, a déjà 5 albums à son actif.
Sa musique est universelle. Il n’hésite pas à marier le folklore chaoui avec un air de Steevie Wonder ou encore le tindi, le staïfi, le malouf et le haouzi avec les mélodies kabyles.
« face à un pouvoir qui tire sur les jeunes, il faut utiliser les mots du jour, ceux de la foule, ceux des jeunes qui tombent sous les balles ».
« Quand les gendarmes assassinent, je chante "Pouvoir assassin" et quand la population crie son refus de pardonner, je crie avec elle, à ma façon, avec ma guitare Ulac smah Ulac »
« je ne suis le porte-parole de personne, mais un artiste qui exprime sa révolte, sa quête de justice, d’amour et de liberté ».
source :
http://angelinusbilkawoman.musicblog.fr ... UL-LAHLOU/